Homme à la mer : méthode ralingue


L’objectif est de récupérer un objet ou Homme à La Mer (HLM). Ce dernier est représenté sur le schéma avec la bouée rouge.

La zone en rouge (triangle) est la zone dans laquelle nous ne pourrons pas remonter sur l’HLM (face au vent).
L’idée est d’arriver avec une allure de près / bon plein sur l’HLM pour pouvoir nous arrêter en choquant les voiles.

1. L’homme tombe à la mer

Équipier : Annoncer « Homme à la mer ! », montrer du doigt en permanence pour ne pas le perdre de vue. Appuyer sur la touche du GPS / VHS (MOB). Allumer le moteur par sécurité.

2. Descendre sous le vent de l’HLM

Barreur : Abattre pour se mettre au portant et descendre sous le vent de l’HLM. Si on a un moteur, on l’allume.
GV : Régler les voiles.
Numéro 1 : Affaler la VA.

3. Virement de bord

Barreur + Equipiers : Lofer jusqu’à enchaîner sur un virement de bord.

4. Approche de l’HLM

Barreur : Aller vers l’HLM avec une allure de près / bon plein
GV : Réguler la vitesse, choquer pour ralentir, border pour accélérer, c’est ce qu’on appelle la ralingue.

Par sécurité on passe sous le vent de l’HLM, pour éviter que le bateau ne « l’écrase ».

Au portant

 

Si nous sommes au portant, c’est encore plus simple. L’objectif reste le même : arriver avec une allure de près / bon plein sur l’HLM pour pouvoir nous arrêter en choquant les voiles.

1. L’homme tombe à la mer

Équipier : Annoncer « Homme à la mer ! », montrer du doigt pour garder le contact visuel. Appuyer sur la touche du GPS / VHS (MOB).

2. Lofer au travers

Barreur : Lofer pour se mettre au travers. Si on a un moteur, on l’allume.
GV : Régler les voiles.
Numéro 1 : Affaler la VA.

3. Virement de bord

Barreur + Equipiers : Lofer jusqu’à enchaîner sur un virement de bord.

4. Approche de l’HLM

Barreur : Aller vers l’HLM avec une allure de près / bon plein
GV : Réguler la vitesse, choquer pour ralentir, border pour accélérer.

 

Petite précision sur le côté par lequel il faut récupérer l’homme à la mer.
S’il est inconscient : on arrive sous le vent de l’HLM (on le laisse au vent) : il y a moins de risques qu’il se cogne (le bateau dérive plus vite) et il sera éloigné du franc-bord de la coque.
S’il est conscient : on arrive au vent de l’HLM (ou le laisse sous le vent) : le bateau dérive vers lui et on prend le risque de le taper, voir de lui passer dessus s’il y a de la mer et du vent ! Par contre l’HLM est plus valide à rattraper.


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Khalil
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Khalil

Sur le schéma au portant, les voiles sont du mauvais côté sur l’étape N°1

Jean-Louis
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Jean-Louis

Effectivement, ainsi qu’aux étapes 3 et 4.

PICQUE
Invité
PICQUE

sur un homme à la mer, je pense ( cf : https://fr.wikipedia.org/wiki/Man%C5%93uvre_d%27homme_%C3%A0_la_mer ) qu’il faut arriver au vent. Ca permet de laisser le bateau dérivé délicatement sur l’homme à la mer, de le protéger et de le faire remonter plus facilement à bord grâce à la gite.

Jean-Louis
Invité
Jean-Louis

C’est aussi ce que je préfère, l’approche sous le vent étant souvent utilisée en dériveur léger.